aventures nomades

XinJiang

Du 14/05 au 06/06

Apres ces folles aventures en terre kirghize, nous voila au passage frontalier chinois. Encore de la paperasse. Mais petit detail avant les multiples controles administratifs: il faut monter le col d'Irkeshtam a bord d'une Niva avec d'horribles suspensions. Ca va remuer ! Il nous faudra bien une dizaine d'heures pour arriver au poste frontiere chinois en passant par une “route”, plutot un chemin archi accidente ou des gros camions kirghizes/chinois s'enlisent pour acheminer leurs marchandises. Certains tombent en panne et peinent terriblement sur cet itineraire au décor d'un no man's land sans trace de vie humaine, vegetale ou animale. Un milieu 100% mineral en haute altitude ou des agents de police kirghizes attendent interminablement le passage de quelques compagnies humaines. Enfin passes la frontiere, apres le controle de la temperature corporelle (pour cause de grippe porcine) qui affiche un 34 degre “habituel”, on arrive a un autre poste de frontiere. On apprend qu'on est oblige de patienter jusqu'a l'heure de reouverture reglee sur l'heure de Pekin, a plus de 4000 km d'ici! Toute la Chine vit sur l'heure de la capitale.

 

 

En ce qui conecerne la matos vole, on projette de se le faire expedier a Urumqi via DHL. Ca reste une idee... En chemin pour Kashgar, etape obligatoire pour les voyageurs se rendant en Chine par cette route, les paysages sont magnifiques. Partout des montagnes rocheuses aux couleurs rouges, roses ou se promenent une foule de chameaux.

Kashgar, en bordure du desert du Taklamakan, est une ville celebre de la route de la soie. Il y a plein de voyageurs, soit continuant vers la Karakoram Highway au Pakistan, soit en destination du Kirghizstan (Aïe! Aïe!), soit commencant leur voyage en Chine. On s'installe d'abord dans une charmante guesthouse au coeur de la vieille ville ouïghoure avec une cour interieure et tenue par deux chinois tres sympathiques. Trop beau, non? Eh oui, la police vient quelques jours apres pour obliger tous les touristes etrangers de demenager et d'aller dans un autre hotel sans aucun charme. Depuis l'epidemie du SRAS en Chine, le pays reste extremement vigilent.

 

 

A Kashgar, la vieille ville ouïghoure est progressivement detruite pour etre ensuite totalement reconstruite. Les chinois ont le bon gout pour construire des quartiers aux allures de parc d'attraction. On trouve encore des rues et des petits quartiers entierement ouïghoures ou l'on peut se balader independemment. La ville a l'air bien surveillee par la police qui ne cesse de patrouiller dans la ville Le reste de la ville ressemble aux autres villes chinoises avec ses gros neons de toutes les couleurs le long des grands boulevards. Les chinois Han tiennent l'essentiel des commerces et travaillent au sein de toutes les administrations. Ils controlent bien leur territoire. Mais ce probleme a l'air d'etre un peu etouffe par le conflit tibetain bien plus mediatique. La religion musulmane, religion des Ouighoures, est “autorisee” mais avec quelques restrictions quand meme commme l'interdiction des appels a la priere.

 

Suite de l'affaire kirghize: L'avocat kirghize, Nurbek, nous annonce la note salee de DHL : 450$US pour acheminer les appareils de Bishkek a Urumqi. Nouveau debat pour decider entre DHL ou la solution (moins chere) de le confier a des touristes traversant la frontiere chinoise au Kirghizstan et allant a Kashgar. Finalement, on opte pour la deuxieme solution. Patience, patience, patience,... On doit tenir bon! On y arrive enfin apres une dizaine de jours passes a Kashgar. Un couple de touristes allemands sont censes arriver le 28 mai a Kashgar, le dernier jour de l'ouverture de la frontiere, qui est fermee le lendemain. Vacances chinoises obligent. On a eu chaud. Victoire !! On les recupere le lendemain. On a du mal a y croire. C'est presque surnaturel. On peut enfin continuer notre chemin vers Hong Kong. On doit y etre avant le 14 juin, date d'expiration du visa chinois. Ca va etre plutot rapide vu que HK est a environ 4000 km de la. Des heures de transport en perspective...

Notre plan de route: suivre la route meridionale du Taklamakan en passant par Yarkand, Hotan puis traversee du desert jusqu'a Kuche.

La traversee des dunes de sable du desert du Taklamakan en bus dure six heures via une route recente reliant les villes de Hotan et de Aksu.

On brule sous le soleil dans la depression de Turfan situee a -150m en-dessous le niveau de la mer.

Et. maintenant cap vers les dunes de Dunhuang.

 

 

 



Publié à 12:04, le 14/05/2009, Xinjiang Uygur Zizhiqu
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En attendant les yourtes

 Du 14/04 au 14/05

On est de retour !

Mille fois désolé pour tout ce temps sans aucune  news, on espère que vous êtes encore au moins un ou deux a nous lire sur le blog. Donc la dernière fois que nous nous sommes quittés nous étions au Kirghizstan a Bishkek (la capitale). Nous avions rendez-vous pour nos visas Chinois en espérant très fort pouvoir les obtenir, en une poignée de minutes nous avons rencontré la patronne d'une des seuls agences de tourisme a pouvoir dégoter le visa Chinois a Bishkek. Nous avons fait les formalités avec Muriel, une photographe Suisse rencontrée le jour d'avant et qui avait aussi besoin d'un visa. Au départ nous pensions voyager ensemble a peine quelques jours, nous étions loin du compte.

 

En attendant l'obtention de nos visas nous voila parti vers Altyn Arashan, une vallée en altitude connue pour ses sources d'eaux chaudes , elle est située a une dizaine d'heure de voiture de Bishkek. La ville la plus proche d'Altyn Arashan est Karakol. Nous nous posons dans la Yak Tour Guesthouse, les prix sont raisonnables et le patron , Valentine, un Russe a l'age indevinable nous parait sympathique. Il nous propose de partir le lendemain vers les sources d'Altyn Arashan, il possède un refuge en haut. Nous  partons en randonnée vers cette vallée avec Muriel, Valentine, deux porteurs bossant pour lui, Raphaëlle et Bastien , deux étudiants Français venus faire des recherches au Kirghizstan. Après six heures de montée nous arrivons dans un paysage alpin magnifique. Nous avons passé trois jours a randonner au alentour de la vallée et a profité des sources d'eaux chaudes. Un bol d'air vital après trop de temps passé a marcher dans les villes et a creuser les sièges des autobus. Un ciel clément, de l'air pur, pas de nuisances sonores, la température qu'il faut. Nous nous décidons a redescendre avec chagrin, le coin est très zen mais il faut allé chercher nos visas Chinois. Nous partons donc a trois, Muriel et nous deux, en direction de Karakol en empruntant le même sentier que avions monté.

 

La descente est très agréable, nous croisons quelques bergers qui surveille leur troupeau, des montagnards qui remontent les courses acquises au marche sur le dos de leur cheval ... Nous sommes presque arrives et la nous croisons trois jeunes Kirghizes qui nous stoppent pour nous demander des cigarettes. L'échange dur quelques secondes, ils ont l'air pressé, nous repartons. Nous marchons paisiblement vers la fin avec du bon son dans les oreilles et l'esprit repose quand d'un coup un homme avec une cagoule nous dépasse en courant et nous braque son fusil dessus, il nous fait signe de faire demi-tour  et de nous éloigner du sentier, ses  deux collègues sont derrière nous avec un flingue. Nous sommes est en train de se faire braquer …

Nous voilà donc assis dans la foret, nos nouveaux amis nous attachent les mains, les pieds et nous bâillonnent pour pouvoir travailler tranquillement, ils continuent a nous malmener et miment de nous frapper pour nous impressionner. Nous pensions qu'ils en voulaient uniquement a notre argent, c'est faux ils vont prendre le temps de bien fouiller nos sacs et de nous dévaliser de tous nos biens électroniques. Le tout a dure une vingtaine de minutes, étrangement Muriel arrive a les convaincre de lui rendre la carte mémoire de son appareil photo, nous tentons la même chose, ils nous les rendent. Un moment vraiment insolite durant cette scène de braquage, par pitié ou parce que les photos sur les cartes pouvaient les compromettre et ils le savaient ? On en a encore aucune idée.



 

Les braqueurs partent, nous tentons trop vite de nous détacher , ils reviennent cinq minutes plus tard, par amour du travail bien fait et resserrent nos liens et nous isole les uns des autres. Le lecteur sera évidement tente de penser qu'une nuit en pleine air sous les étoiles du Kirghizstan est une expérience très romantique, il faut se rendre compte que le fait d'avoir les mains et les pieds attachées et être allongé sur les rochers nuisent beaucoup a ce plaisir. Ayant envie de dormir au chaud nous avons tout fait pour nous détacher le plus vite possible, nous y sommes parvenu en dix minutes. Nous remballons nos affaires étalées partout autour de nous et nous nous asseyons pour souffler deux minutes. Par erreur nos braqueurs on fait tomber une des cigarettes qu'ils nous aussi volé, nous la fumons tranquillement avant de finir la descente dans un état d'esprit étrange, partagé entre colère et chagrin.

 

Nous tenons a remercier les personnes qui sont encore en train de lire cette article, il est en effet très long et nous pensons que vous avez surement autre chose a faire de vos journée que de vous bruler les rétines sur vos écrans. De plus, c'est bientôt l'été et il fait beau dehors. Donc pour ses bonnes raison la suite de l'article sera synthétique et concise.

A la suite de notre malheureuse aventure nous pensions rapidement quitter le Kirghizstan et passer a autre chose, la réalité est tout autre et nous avons eu beaucoup de temps pour apprécier ce pays, ses coutumes et ses habitants.

Donc nous sommes partis le soir même au commissariat d'Aksu (village le plus proche du braquage) avec l'aide de Vadim, un Kazak en vacances super sympa qui a accepte de nous servir de traducteur. Valentine, le patron de la Guesthouse Yak Tour n'a pas du tout l'air concerné par notre histoire et n'a pas voulu nous aider. Nous nous apprêtions a faire la connaissance de nos amis de la police Kirghize qui allaient être comme une nouvelle famille pour nous et leur locaux une nouvelles maison. Une vingtaine de policiers se mettent en action, nous partons en toute urgence a la sortie du village, les agents sont lourdement armes et ont l'air concerné, ils arrêtent toutes voitures qui passent et les fouillent. Le plan 'Overlord' est enclenché … la police veut impressionner, elle prend les choses en main mais nous laisse un sentiment d'inefficacité, comme une blague... Une partie d'entre nous part au commissariat pour commencer se faire interroger comme des coupables pendant qu'un autre accompagne les agents pour une randonnée nocturne vers le lieux du braquage, inutile évidement. Nous passons une partie de la nuit au commissariat d'Aksu, ils n'ont rien a manger ni a boire, autour tout est fermé. Vadim nous emmène dormir au centre météorologique ou ses amis l'hébergent. Coupure d'électricité, pas de douche, pas de lumière, c'est pas notre jour de chance. Les jours qui ont suivi ont été une longue succession de dépôt de plainte , remplissage de papiers, traduction , re-depot de plainte (la première n'était pas bonne), re-remplissage de papier etc … un calvaire. Les policiers nous ont aussi présenté des photos de jeunes du coins arrêtés pour l'occasion et alignes dans la cour pour toute une après-midi. La famille attendant anxieuse devant le bâtiment officiel et nous dévisageant et chaque fois que nous sortions fumer une cigarette. Nous ne nous sommes pas fait que des amis dans la région.



 

Pour les jours suivants Muriel est remonté sur Bishkek pour rencontrer Nurlan, le chef de police du département des affaires criminels sur les étranges. Nous sommes restes a Aksu pour faire acte de présence auprès des policiers, pour les motiver a continuer a chercher. Après avoir bien savouré les charmes de cette petites bourgades sous une semaine de pluies nous sommes remontes a la capitale.



 

La frontière chinoise s'apprêtait a fermer pour deux semaines pour cause de vacances. Si nous voulions la traverser par la fameuse route du passe d'Irkeshtam et ne pas louper la balade dans le massif du TianShan nous devions redescendre sur la ville de Osh (sud du pays, a une dizaine d'heure). C'est la seule route pour passer en Chine. Aucune solution ni espoir ne nous a paru envisageable pour récupérer notre matériel et envoyer les braqueurs en prison, nous voulions nous évader rapidement du pays. Malheureusement a cause d'une violente tempête de neige la route reliant Bishkek a Osh était impraticable, le pays coupé en deux, impossible de traverser la frontière Chinoise avant sa fermeture. Nous allions avoir le temps de découvrir les charmes discrets de Bishkek, ses pluies revigorantes, ses alcooliques titubant dans les rues et sa vodka bon marche …

La suite.

Rencontre de multiples protagonistes : Nurlan , le chef de la police spéciale étrangers, un CV long comme le bras, l'homme de la situation. Oulan, son bras droit, mi temps dans la police, patron d'une agence de sécurité a coté et tient une guesthouse de luxe il voulait nous faire loger … Les responsables du consul de Suisse, très réactifs et très efficaces. Yoshi et Tolkun , le patron Japonais et déganté de la Sakura Guesthouse et sa femme, l'endroit nous avons passe si longtemps. Nurbek et Ruslan, notre avocat et son assistant … et beaucoup d'autre personnes que nous oublions !

 

 

Donc trois semaines d'attente interminable, des coups de fils tout les jours avec police, avocat, autres contacts. Bonnes nouvelles puis faux espoir. Une bouteille de vodka avec les voyageurs Japonais de passage a la Sakura, puis une autre... Nous entendons tellement de sales histoires sur la pays, des touristes qui se sont fait voles l'année dernière, d'autres raquetés et molestés par la police dans la rue pour pouvoir récupérer leur passeport hier etc... Le Kirghizstan compte baser une partie de son économie sur le tourisme dans les années a venir, la route reste longue...

 

Les braqueurs donnent signe de vie et circule sur Bishkek avec notre matériel.

Une partie du matériel est retrouvee ! Deux suspects sont arrêtés, les techniques muscles de la police vont les aide a avouer.

 

On part a Aksu faire l'identification des gars, malgré les hématomes sur le visage et les contusions nous parvenons a les identifier, sentiment de colère envers eux mais aussi de malaise. On récupère une partie du materiel, l'espoir revient, la suite devrait se dérouler toute seule … Nourlan, le commissaire choc de la brigade spéciale nous explique discrètement que la police aurait besoin d'un peu de liquidités pour pouvoir payer ses indicateurs. Une première étape réussie, une partie des biens récupéré, il faut payer pour la suite … Comme vous pouvez vous en douter nous n'avons plus eu le même regard envers la police Kirghize a partir de ce moment et un avocat nous a paru être une bonne option, merci au consulat Suisse.

A partir de ce moment, les policiers on été bizarrement plus lents, tout les suspects ont avoué, les trois sont capturés mais le reste du matériel a du mal a venir. Tel jour la police ne peut pas faire perquisition chez un des suspects parce que c'est la fête nationale, le lendemain c'est dimanche donc pas possible. De toute façon nous devons partir, notre visa Chinois va bientôt expirer, il faut passer la frontière. Comme par magie le reste de l'équipement est retrouvé le jour ou nous descendons vers Osh, des indicateurs ont encore été de la partie, la police aimerait bien avoir de quoi les récompenser, nous on a marre de tout ça, son bakchich il peut se mettre derrière l'oreille. Notre avocat ira récupérer le reste des cameras (il manquera évidement l'objectif le plus couteux), nous avons de bons contacts avec les consulats et le chef de la police ne tient pas a avoir une sale réputation vis a vis d'eux. Nous manquons de temps, il faut passer la frontière, nous nous ferons envoyer nos biens en Chine.

Depuis Osh nous partons une heure du matin pour le pass d'Irkestam. Notre chauffeur, Mohamed, nous attend avec un 4x4 Niva (une sous marque de Lada). C'est parti pour quinze heures de route a travers les montagnes du Tian Shan en direction de la Chine. Vingt km/h maximum, la voie qui relie les deux pays est dans un état misérable et passe par des plateaux a plus de trois mille mètres, complément désert et recouvert de neige et de brouillard. Nous apercevons des yaks et des chiens sauvages quand ils ne sont pas trop loin. Nous longeons le plateau du Pamir, une rivière gelée nous sépare de lui. Le paysage est complètement surréaliste, une succession de cols et plateaux en haute altitude vides de vie. La voyage et douloureux pour les os a cause du manque de suspension sur la voiture mais tellement reposant pour l'esprit, on a vraiment l'impression d'être nulle part. Nous arrivons au petit matin a la frontière Chinoise, il reste un no-mans land de quelques km entre les deux postes frontière, nous ferons le voyage dans la cabine d'un camion de fret Chinois qui veut bien nous prendre en stop. Il est important de savoir que le douanier Chinois est blagueur, si la pause déjeune est proche il aime fermer la barrière juste devant vous et vous faire attendre quatre heures histoire de faire connaissance et d'étoffer sa collection de devises étrangères. Une fois ce break effectue nous avons pu rapidement passer la frontière et découvrir la province du XinJiang en empruntant une route pour aller a Kashgar, notre prochaine étape. La fatigue nous faisait tomber la tête mais les paysages magnifiques qui nous entouraient nous motivaient a garder notre sommeil pour plus tard. Nous savourions : on a enfin quitté le Kirghistan !


 

Les personnes ayant eu le courage de lire cet article jusqu'au bout sont tentes de penser que nous sommes partis du Kirghistan avec un très mauvais impression sur le pays, que nous voudrions y revenir que abord d'un avion charge de napalm (très violent je vous l'accorde) … Non c'est faux, même si nous n'avons pas fait que de bonnes rencontres lors de notre passage et que certains moments on été vraiment difficiles il y a eu du positif. Nous y avons rencontre plein de gens adorables qui nous ont été d'un grand secours : Almas, Tolkum, Vadim, Daniel ... Cependant tout les villes sont sinistrees et ses trottoirs couverts d'alcooliques. Le pays est splendide et riche en paysage mais sa police est tellement corrompu. Un mélange de très bon et de très mauvais qui s'alterne. Les voyages sont ainsi faits et il arrive qu'on fasse de mauvaises rencontres, nous aurions pu être plus malchanceux et l'expérience a été douloureuse mais malgré tout enrichissante. Si nous devions refaire la route est ce que nous repasserions par le Kirghistan ? Peut être (mais avec des gardes du corps...).


 

Continuez de nous envoyer vos commentaires (sans oublier de les signer), ça nous fait toujours énormément plaisir !

On pense a vous.



Publié à 12:53, le 10/05/2009, Kirghizistan
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Premiers jours au Kirghizistan

Apres les plaines desertiques de l'Ouzbekistan, nous sommes arrives dans le pays des hauts sommets de l'Asie centrale, le Kirghizistan.

Le passage de la frontiere kirghize s'est fait tres raidement (30min). Le douanier nous a fait part de sa culture francaise en nous rappelant le temps des celebrissimes Joe Dassin, Belmando, Pierre Richard et autres. On a croise un cycliste autrichien en voyage que l'on retrouvera le soir-meme dans la guest-house de Osh, la premiere ville apres la frontiere. Une agence touristique nous confirme la difficulte d'obtention du visa chinois a Bishkek, affaire a suivre... Depuis les jeux olympiques il est tres difficile de rentrer sur le territoire chinois. Ne baissons pas les bras !!!!!

Le lendemain, en route pour la capitale, Bishkek. Le voyage en voiture dure 10 heures pour une distance de 400km. C'est un peu normal vu que 94% du pays est a plus de 2700m d'altitude. Peu de controle de passeport sur la route. Les routes kirghizes sont en tres bon etat compares a celles de l'Ouzbekistan.

A Bishkek, des touristes nous apportent une bonne nouvelle. En gros, une agence touristique peut nous arranger le visa "open" chinois d'un mois en une semaine pour 120 $ US. On a rendez-vous a l'ambassade de Chine mercredi 15 avril. On croise les doigts...

Le contraste avec l'Ouzbekistan est frappant. Le pays est nettement plus ouvert economiquement. Le temps du communisme russe est bien loin  On peut neanmoins encore admirer les statues des grandes figures russes, genre Lenine, qui restent des symboles forts. Plus de voitures russes delabrees, place aux BMW, Mercedes, Audi, 4x4 et autres limousines.

 

 



Publié à 07:53, le 13/04/2009, Kirghizistan
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Asie centrale , Ouzbekistan suite

01/04 au 05/04

Boukkara et Khiva

Apres Samarcande, Boukkara. Arrive en bus et rencontre de Layla, une Ouzbek adorable qui travaille a Dubai et qui nous a
invite a loger chez elle le temps de notre passage. Malheureusement le lendemain nous avons ete temoin de la violente
repression du gouvernement lors d'une manifestation populaire et la massacre de plusieurs de ses ressortissants ...
poisson d'avril (en vigueur dans le pays) ! Il se passe pas grand chose ici et de toute facon les massacres ca
se passe toujours loin des touristes ! Blague a part Boukkara et une ancienne ville tres belle qui a garde une certaine
authenticite. Meme si il vaut avouer que le lieu est tres touristique on s'y sent
bien et on peut trouver encore beaucoup de coins calmes.



Deux jours plus tard direction Khiva en taxi collectif a travers la region du Kissilkoum.
Le paysage Ouzbek a ete une surprise pour nous au depart, nous nous attendions a voir un pays desertique et sec et
nous sommes sur des terres fertiles et vertes... en ce qui concerne l'est. Le centre et l'ouest du pays sont en effet bien
plus secs et le voyage entre Boukkara et Khiva se fait a travers des plaines desertiques ou le vent balaye du sable
a travers la route et ou ne croise un village que tout les 200 kilometres.
L'interet de Khiva reside dans sa vielle forteresse classee au patrimoine mondiale de l'UNESCO. Le centre de la forteresse
n'est plus habitee et est specialement dedie au tourisme, cependant elle cotoye un bazar tres vivant et rempli de vendeurs
tres durs en affaires ... meme pour la negiciation de sweet shirt made in china mal finis.
Qu'il se le garde son sweet, trop cher pour moi !
Nous nous appretons a revenir sur Tashkent et apres avoir pris des informations sur les visas
Les visas Chinois semblent difficiles a obtenir depuis les pays ou nous sommes,
il va nous falloir encore trouver une autre solution et peut etre faire un saut par les airs, Inch'allah nous verrons bien.
La prochaine etape devrait etre le Kirghistan puis apres nous ne savons pas ... 
Nous esperons que vous etes encore quelqu'uns a nous lire malgre que nous ne mettons pas le blog a jour tres souvent
,encore une fois desole. Nous pensons a vous,n'hesitez pas a nous ecrire et a nous donner vos commentaires !
A bientot !





Publié à 08:18, le 5/04/2009, Boukhara
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Ouzbekistan - premiere semaine

27/03  au 31/03 
Tashken et Samarcande

Hello ,voila le retour des news! Desole pour ce passage a vide mais il n'est pas toujours evident de trouver
le temps ni une connection correcte pour mettre a jour le blog.
Ca y est nous sommes partis d'Iran et nous voila arrives en Ouzbekistan par avion.
Premiere etape : l'aeroport de Tashkent (Capitale Ouzbek) et le bar de l'aeroport ! Pour une bonne biere fraiche apres un
mois de privation coranique.
C'est bon let's go ... nan encore une ! Ok on y va direction le centre ville avec les idees moyennenement claires ...
La premiere impression arrive dans ce nouveau pays est la sobriete qu'il degage.
En effet le style est assez depouille ... tres sovietique.
Des rues tres larges, peu d'eclairage et les couleurs absentes, bienvenue en Ouzbekistan !
Les couloirs du metro ne sont pas eclairees, les entrees lugubres mais les quaies sont somptueux et richement decores,
un vrai paradoxe.

Tashkent et Samarcande

Pour etre franc Tashkent ne nous a donne une bonne premiere impression et pourtant ne nous a pas deplu.
Puis nous sommes partis pour Samarcande (la fameuse) le lendemain. On ne traine pas, on avance !
Samarcande, splendide ville qui temoigne de la richesse passe de ce pays. Les madrassas sont spendides,
les mosquees sonptueuses et mausolees magnifiques. Un regal :)
En effet Marco Polo ne s'y etait pas trompe, cette cite ne manque pas de charme, il a tout de fois oublie de mentionner
sa Vodka (Boaka dans la langue d'origine) et ses vertus soporiphiques.
Apres un mois passe en Perse l'Ouzbekistan nous depayse vraiment.
Ce pays et un subtile melange entre Asie, Islam et Communisme.
C'est le pays des mosquees et des pipes lines, les tuyaux de gazs sont omnipresents et entrecoupent toutes les rues.
Les vieilles Lada et les BMW flanbans neuves se croisent, les charettes tirees par les anes les regardent passe.
Les flics sont a mourir de rire avec leur attitude de cow-boy et leur bachshihs sortant des poches. Nous sommes arrives sur une nouvelle planete et nous ouvrons grand nos yeux pour apprecier.




Publié à 04:19, le 1/04/2009, Tachkent
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10 jours a tuer

A Chalus, Semnan , Kashan etc ... entre le 16 et le 26 (a peu près ...)

Après notre retour a Teheran et l'obtention du visa Ouzbek nous sommes tombes face un dilemme : comment avoir le temps de traverser le Turkmenistan en passant par l'est de l'Iran alors que nous sommes en pleine période de Norouz (la fête du printemps et nouvel an ici)? Tous les locaux nous ont assure qu'en cette période il est impossible de trouver un bus vers Mashhad (ville Iranienne au bord du Tukmenistan) sans réserver le billet a l'avance... Cette ville est un célèbre lieu de pèlerinage ou les croyants viennent se recueillir sur la tombe du prophète Reza.
Pas le choix que de prendre l'avion pour l'Ouzbekistan donc ! Un vol par semaine et celui du 20 est déjà plein, nous réservons des billets pour celui du 27. Nous avons donc encore une dizaine de jours a attendre avant de changer de pays et bien des endroits encore inconnus en Iran. C'est avec beaucoup de regrets que nous avons décide de sauter le Turkmenistan même si que le pays ne délivre que des visas de transit de 5 jours, un nouveau pays est toujours intéressant a découvrir même derrière la vitre d'un bus.
Nous voila partis en balade.
Première étape : aller camper sur les bords de la mer Caspienne a Chalus, un très bel endroit selon les dires de certains Iraniens. Le voyage en bus a travers les montagnes au nord de Teheran est très impressionnant mais pour la suite il y a juste un petit problème : les bords de la mer Caspienne sont un peu comme la Bretagne chez nous, les nappes phréatiques ne risquent pas de se vider ... les précipitations sont abondantes. Donc on bouge, direction  Semnan a l'est de la capitale.
Après une nuit a camper dans un parc avec des familles Iraniennes adorables nous sommes partis randonner un peu entre les villes. Enfin il a fallu un peu de temps avant de pouvoir marcher : des policiers nous ont arrête pour un contrôle de passeport et malheureusement ils n'étaient pas très forts pour comprendre le fonctionnement d'un visa. Ils nous ont  fait monter dans leur voiture pour un tour jusqu'à ce que leur chef (un petit gros en civil a moto) ne les intercepte sur le chemin du commissariat pour leur expliquer comment lire un visa. Il nous ont raccompagne la ou ils nous ont arrêter, nous avons commence a marcher et la re-contrôle de police une demi heure plus tard ! Heureusement celui-la n'a durée que quelques minutes. Évidement toutes ces formalités ont été faites avec le sourire et sans la moindre tension. Notez qu'ils sont quand même super prudents.
Nous avons passe la nuit dans un vieux caravansérail abandonne au bord d'un village, le confort n'etait pas au rendez vous mais pas de fantomes a signaler. Nous pensions dormir dans le desert mais il parait qu'il frequent de tomber sur des Lynx (gros matous assez méchants).

Village d'Abianeyh


Après direction Kashan, plus au sud. Ville traditionnelle bourrée de maisons anciennes magnifiques. Un tour au village d'Abianeh ou les touristes Iraniens aiment faire un tour pour les vacances. Du monde partout, on se serait cru a Palavas les flots ! Très jolie quand même.
Enfin re-retour a Teheran pour la dernière fois. D'ici quelques heures nous nous envolons pour l'Ouzbeksitan après avoir passe près d'un mois en Iran.
Nous ne pensions pas rester aussi longtemps ici (et tenir un mois sans la moindre goûte d'alcool aussi !) et pourtant cela a était le cas. Ce pays est magnifique et les gens qui le peuplent sont adorables. Malgré tout il nous laissera une impression ambiguë et peu de tristesse : quelles sont les solutions pour que ce pays se sorte de ce régime si dur et de cet état d'isolement ? et cela sans se soumettre a des puissances étrangères. Comment la jeunesse arrivera t'elle a se libérer ? Des améliorations sont elles possibles vu le nombre de familles encore très traditionnelles et l'emprise de la religion sur les esprits ?
Les solutions ne sont pas évidentes et les Iraniens avec qui nous avons discute ne voient pas d'autre moyen que de partir pour jouir de plus de liberté.
Le passage dans ce pays ne nous laissera pas indiffèrent et sa découverte nous a amené a nous poser bien des questions.
Demain un autre pays, cela fait 2 mois que nous sommes parti et nos familles et amis commencent a nous manquer sérieusement.
Vous nous manquez !

Notre gite pour une nuit



Publié à 03:58, le 26/03/2009, Kashan
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Le centre

A Yazd entre le 11 au 15 mars.


Yazd est une ville tres traditionnelle situee au centre de l'Iran dans une region desertique (comme une grande partie de l'Iran en fait).
La premiere chose qui nous a marque en arrivant est le fait que cette ville est bien plus calme que celles visites precedemment .

Architecture en terre cuite, petites ruelles vides et toujours les magnifiques mosquees ... On s'y sent bien et le sourire des gens nous laisse penser que nous y sommes les bienvenus. La balade dans le labyrinthe de ruelles derriere le bazar est riche en surprises et les enfants sont toujours surpris de voir des etrangers passer davant leur maison.

Le jour suivant nous sommes partis visiter le site de Tchak-Tchak, centre spirituel de la tres ancienne religion Zoroastrienne (rien a voir avec le justicier mexicain) : ce fut la religion des rois Perses durant l'antiquite et elle est encore pratique par nombre de fideles en Iran et plus a l'est. Malheureusement cette religion et relativement fermee et ses adeptes ne sont pas particulierement souriants. Nous avons quand meme pu bien nous marrer en partageant la visite avec d'autres touristes Francais (coucou a Fred et Mario).

Nous sommes restes dormir au fameux village de Kharanagh, une guesthouse tenue par un immigrant Hollandais et un chameau en bas-age fort sympathique. Ce village est perdu dans le desert, une route unique le traverse et une balade a pied de 20 minutes peut suffir pour se retrouver au milieu de nulle part : le bruit du vent, des oiseaux, aucune circulation ni pollution et le desert a perte de vue...

La realite nous a vite ratrappe : devoir retourner a Teheran par le train pour s'occuper d'obtenir les visas pour l'Ouzbekistan.

 

 

 




Publié à 11:39, le 10/03/2009, Yazd
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sud de l'Iran

 

A Shiraz entre le 06 au 10 mars.
Capitale culturelle de l'Iran situee dans le sud du pays.
Shiraz est une ville bien reposante grace a ses multiples jardins publiques remplis de fontaines d'eau.
A peine arrives a la gare routiere un couple d'iraniens vivant en Suede et revenant pour quelques temps en Iran voir leur famille nous invite a dormir chez eux. Encore une marque de l'hospitalite iranienne (ou ta'arof en farsi).
Le lendemain, on commence une recherche d'un hotel en centre ville. On demande de l'aide dans une boutique et le commercant nous invite chez lui. C'est incroyable pour nous, venant de pays occidental ou il est rare de voir une telle spontaneite.
On entame une visite de la ville en sa compagnie: jardins, tombeau d'un poete celebre, mosquees,...
Le jour d'apres, direction Persepolis. Visite du site archeologique en plein soleil.
En resume, Shiraz aura ete une etape ou l'on a eu l'occasion de visiter le pays de l'interieur.

Merci a Mansour et sa famille.

 

 

 



Publié à 08:21, le 9/03/2009, Shīrāz
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ancienne capitale des Safavides

Arrivee a Ispahan le 06 mars.

Avant d'arriver nous avons fait la connaissance d'un jeune iranien ,Mohsen, ayant suivi un master dans une universite parisienne pendant le trajet de bus. Il souhaite immigrer au Canada et fuir le regime politique iranien actuel comme beaucoup de jeunes.

Depuis que nous voyageons en Iran nous ne ressentons aucune insecurite. Au contraire les iraniens sont incroyablement accueillants et chaleureux et regrettent enormement la situation du pays, en particulier le manque de liberte individuelle et le controle de la societe par les differentes police (civile, religieuse, politique,...). Le gouvernement "vote" (ou impose plutot) des lois drastiques, surtout envers les femmes, qui emprisonnent de plus en plus le peuple. Les gens parlent tres bien anglais et sont tres curieux lorsqu'ils rencontrent des etrangers. 

 

 

Ispahan est la deuxieme plus importante ville du pays situee en plein centre du pays. Nous nous sommes promenes sur la place de l'imam (une des plus grandes places du monde) et sommes entres dans la grande mosquee du vendredi. C'est une mosquee vraiment imposante ou nos appareils photo ont bosse quelques heures. Nous avons flane dans le bazar a proximite de la mosquee et avons admire les sublimes tapis iraniens. Puis visite de la mosque Jameh.

Rendez-vous a 16h00 pour faire la visite avec Mohsen des autres curiosites de la ville. Les ponts Allahverdi Khan et Khaju, le quartier chretien armenien, le parc dans les montagnes environnantes qui domine la ville,... Rencontre tres sympathique qui nous permet vraiment d'aller a l'encontre des gens.

Photos d'Ispahan a venir... 



Publié à 08:19, le 9/03/2009, Ispahan
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Capitale iranienne

Arrivee a Teheran le 02 mars.

Teheran est de loin la principale ville du pays. Environ 15 millions d'habitants.

Enorme traffic de voitures et de motos, pollution, bruit incessant,... Bref une capitale ou la vie grouille du petit matin jusque tard le soir. Nous logeons danus un petit hotel pas cher pres de la place Khomeini (la place principale).

Le metro est bien clean et possede trois lignes. Comme d'habitude hommes et femmes voyagent dans des wagons differents. Les femmes a Teheran sont tres belles (un joli regard et des traites tres fins) malgre les tchadors et les foulards obligatoires.

Nous sommes passes a l'ambassade de France sur la rue Neauphle-le-chateau, lieu en France ou l'ayatollah Khomeini a ete en exil, pour regler des affaires administratives et demander une aide pour nos prochains visas (concernant les pays de la CEI).

Les mosquees et monuments sont magnifiques (faience dans une couleur bleue turquoise). La cuisine est toujours ausi bonne (pour moi bien meilleure qu'en Turquie). Les gens sont tres acueillants et nous aident volontiers en regle general. Sinon c'est radicalement l'oppose et on sait que toute discussion est impossible.

 

 

 



Publié à 11:54, le 3/03/2009, Téhéran
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Tabriz

 

Arrivee le 28 fevrier a Tabriz.
Nous sommes partis de Dogubayazit le matin pour entamer la route vers Tabriz en Iran. Contrairement a ce que l'on pensait l'attente au poste frontiere iranien n'a pas dure longtemps (une petite heure).
Les premieres impressions en Iran sont tres bonnes. Les quelques personnes que nous avons rencontre sont tres chaleureux. Une personne dans le bus nous enmenant a Tabriz nous a invite chez lui a Teheran.
La meteo est plus clemente qu'en Anatolie.
La cuisine a l'air bien meilleure que la cuisine turque. Le riz est excellent. Bonne nouvelle pour les prochaines touristas.
Le portrait d'Ataturk est remplace par le portarit de Khomeini.
Il faut neanmoins faire attention dans les restaurants ou les prix sont quelquefois exorbitants pour les trouristes et certains hotels refusent categoriquement d'accueillir des touristes occidentaux.
Nous venons de visiter la mosquee bleue de Tabriz. Enfin le turquoise bien present dans les mosquees iraniennes. En fait les villes sont tres colorees. Du bleu, du vert, du rouge, du jaune,... Ca change du Rouge omnipresent en Turquie. Les iraniens ont l'air d'avoir le gout des fleurs. des jardins. de la nature,...
Nous sommes en compagnie d'un jeune iranien en ce moment dans le cyber cafe qui est ravi de passer quelques temps avec des etrangers. Ils souhaitent faire des etudes en informatique et immigrer au Canada plus tard.

Publié à 12:09, le 1/03/2009, Tabriz
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Dogubayazit

Arrivee le 26 fevrier a Dogubayazit pres de la frontiere iranienne.

C'est une ville sans grand interet a l'exception du palais Isak Pasa (commandite par des gouverneurs ottomans et datant de 1784)et d'un enorme cratere cree par le chute d'un meteorite.

Nous avons opte par la visite du palais qui est reste en bon etat et qui domine la ville. Malheureusement la porte recouverte entierement d'or a ete emporte au musee de Saint Petersbourg.

Nous avons regarde le match Galatasaray-Bordeaux (UEFA). Sympa surtout que les Turques nous ont battu juste a la fin :-)

Nous avons ete accueilli par la famille de Mehmet, un gars tenant une agence de transport. Il nous a bien briffe sur notre passage en Iran car il y va regulierement (cout de la vie pour eviter les arnaques, hotels,etc...). Soiree bien arrosee en compagnie de Kurdes avant un futur sejour dans un pays ou l'alcool sera a proscrire. Decidement les Kurdes que nous avons croise ont ete tres sympas durant notre passage en Turquie. 

 

 

 



Publié à 05:39, le 26/02/2009, Mont Ararat
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Kars

Arrivee a Kars le 20 fevrier.

 

Kars est une des villes les plus a l'Est de la Turquie. Elle se situe juste a cote de l'Armenie. Cette zone a de nombreuses fois était contrôle par les Russes, on y voit encore leur passage dans l'architecture de la ville. Kars est calme, c'est une ville d'altitude cernée par les montagnes et animée par les oiseaux.

Kars, ancien batiment Russe

Cette partie de la Turquie est riche en Histoire, une Histoire qui malheureusement n'est pas toujours glorieuse pour aucun des partis : Turquie, Russie, Armenie et meme Angleterre ... Tout le monde a en tête les crimes que les Turques ont perpétrés envers les Arméniens mais les faits sont plus compliqués qu'il n'y paraît et il serait difficile de juger trop vite sans remettre les choses dans leur contexte. En effet certains enjeux comme celui du controle du passage du gaz de la mer Caspienne sont a l'origine des ces périodes sombres de l'Histoire. Cependant les gens ne semblent pas garder de rancoeur incurable et il leur paraît évident qu'une bonne entente entre voisins est nécessaire pour avancer. Le fait que certains politiciens, locaux ou Européens, utilisent ces faits tragiques pour remettre en question l'entrée de la Turquie dans l'Europe ne fait en rien avancer le débat et ravive les tensions, esperons que ces derniers aurons la sagesse de laisser ces questions aux historiens.

 

Le principal intérêt de la visite de Kars est la proximité du site d'Ani. Ani est l'ancienne capitale Arménienne dont l'apogée fut atteinte vers le 11eme siecle.  La cité est en ruine mais il y reste encore certains bâtiments qui attestent de la richesse et la prosperité du royaume Arménien : Cathedrale, eglises , monastere ... Ce sont les dernieres vestiges encore debouts. Le site se trouve au bord d'un canyon qui sépare la Turquie de sa voisine. Au fond du ravin on y aperçoit des clôtures bien solides, de l'autre côte des miradors et une base militaire, Russe parait-il... On y voit aussi les restes d'un ancien pont qui symbolise bien l'état des relations entre les deux pays.

Malgré tout ces tristes faits la visite du site reste magique : on a l'impression de faire un bond dans le temps et on arrive a s'imaginer avec quelques efforts une ville animée et prospére. Ani possede les traces du passage de differentes puissances : a son apogée elle fut controlée par les Arméniens puis apres par les Byzantins qui y avait organisé une guerre civile (une tradition dans la région), Les Turques Seldjoukides s'emparérent d'Ani par la suite et enfin les Mongoles apres lesquels la ville déclina et fût abandonnée.

Ani



Publié à 12:55, le 24/02/2009, Erzurum
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Erzurum

Arrivée a Erzurum le 16 février.

Paysages du plateau anatolien magnifiques. C'est completement enneigé et glacé. Les températures nocturnes peuvent chuter a -20-30 degres.

Madrassa , Erzurum

Erzurum est la capitale anatolienne. C'est une ville a taille humaine bien loin de l'ambiance d'Istanbul. La cuisine y est tres bonne. Enfin... Les passages piétons sont des patinoires urbaines. Les orthopédistes doivent y faire fortune. Les habitants y sont tres accueillants. Finis les accostes du genre "come my friend". C'est tres agréable. Il a pleins de vestiges Seldjoukides, les mosquées ont des architectures bien dıfférentes de celles que l'on a déja vu. Comme d'habitude on peut voir le portrait d'Atatürk, l'homme qui avait tenté une révolution dans le pays et un rapprochement avec l'Europe.

Petits tracas de carte bancaire...

Donc repos a Erzurum et attente du visa iranien.



Publié à 07:50, le 18/02/2009, Erzurum
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Lac de Van

Arrivée a Tatvan le 15 février.

C'est une ville ou vivent une majorite de Kurdes. Elle est située au bord du lac de Van, lac salé situé a 1640 metres d'altitude d'origine volcanique (volcan nemrut dagi).

La meteo est mitigée et le temperature est bien basse. La nuit elle tombe bien en-dessous de 0 degré.

La cuisine Turque est peu variée. En tout cas, pour ma part, mon estomac a du mal a la digérer :-)

Dans un bar, on s'aperçoıt de la popularité de Daniele Mitterand aupres du peuple kurde lors d'une discussion. Ce ne sera pas la premiere fois qu'on entendra parler d'elle. Sinon ce sont toujours les memes propos au sujet d'Israel et des Etats-Unis. Ils font le signe de Satan avec leurs mains lorsqu'ils en parlent. 

Un livre interessant sur le theme des atrocités faites par l'armée turque dans les villages kurdes. Ca a l'air assez édifiant, "le livre de Mehmed" (de Nadire Mater), un receuil d'interviews de militaires turques ayant participé aux interventions. Le livre a ete censuré par le gouvernement et l'auteur a été poursuivi en justice mais grâce Amnesty Internationnal elle a ete soulage.

On a pris le bâteau pour traverser le lac et pour rejoindre la ville de Van. 4 heures de transport avec une tourista d'enfer. Souvenirs, souvenirs.   

Lac de Van



Publié à 06:10, le 14/02/2009, Van
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Mardin

Mardin

Avant d'arriver a Mardin, on traverse des paysages de grandes steppes désertiques et entierement recouvertes de roches. On passe par Şanliurfa et Diyarbakir.
Enfin, on prend un minibus pour Mardin conduit par un chauffeur surexcité.

 

 

 

 

 

Mardin vu d'en bas

 Arrivée Mardin, prefecture de la province du même nom. C'est une des rares villes du pays ou cohabitent plusieurs religions telles
que le christianisme et l'islam.
Le quartier historique est perché sue le flan d'une colline et ressemble a un gigantesque labyrinthe. On se perd dedans et prenons quelques clichés. On y rencontre
un groupe d'enfants sortant de l'ecole et affichant des grands sourires qui nous remontent tout de suite le moral.
Un homme nous invite chez lui et nous montre sa collection de vins rouges.

 

 

 



Publié à 09:51, le 12/02/2009, Mardin
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Nizip (20km de Gaziantep)

Avant d'arriver a Nizip. on passe pas mal de temps sur les routes...
On part de Karataş en minibus. On attend pas mal de temps avant que le conducteur le nettoie a fond avant qu'il n'arpente les routes. Il faut qu'il soit flambant neuf ! Ensuite, comme cela va être toujours le cas, on patiente encore pour qu'il se remplisse completement. On part enfin pour Adana. Ouf !
Arrivée a Adana, on décide de se rendre a Ceyhan (a 50 km a l'ouest d'Adana) puis de tenter l'auto-stop par la suite. C'est un bon
A Ceyhan, un chauffeur de petit camion nous enmene a Osmaniye (a 50 km a l'ouest de Ceyhan). Ambiance tres convivial : il affiche fierement son origine Kurde; la communication est plutôt difficile mais n'empêche pas d'echanger quelques sourires; bonne musique; arrivés a Osmaniye.  il nous laisse dans la ville et nous laisse son numero de telephone (un peu surréaliste vu qu'on arrive pas a converser en sa présence).
On refait donc du stop a la sortie d'une station service. On est pris par un chauffeur d'un grand semi-remorque. Il se rend a Bahçe (a 40 km a l'ouest de Osmaniye) et nous y depose.
Vu l'heure un peu tardive, on décide de reprendre un minibus pour aller jusqu'a Gaziantep. On longe la frontiere Syrienne. D'ailleurs Gaziantep est un carrefour de passage ou se mêlent Turques et Syriens. Arrivés a bon port, on reprend un autre minibus pour aller a Nizip, petite ville proche de Gaziantep. Nous ne sommes pas trop des grosses villes et tentons davantage les petites et moyennes villes, qui sont néanmoins plus traditionnelles sur le plan religieux.
A Nizip, on va manger un enieme kebap dans un resto dans le centre. Le proprio se joint a notre table pendant qu on mange et nous fusille de questions tournant autout de la politique de G. Bush, de Saddam Hussein. de l'Etat d'Israel,... On essaie d'eviter ce genre de sujets et tentons de parler de sa "tres bonne nourriture" (intox), du tourisme. du beau temps,...

Poseur nee




Publié à 09:49, le 10/02/2009, Gaziantep
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Karatas (50 km d'Adana)

du 08 au 10 fevrier : arrêt a Karataş, dans le sud-est de la Turquie.
A l arrivée  en gare  routiere  d'Adana (quatrieme plus grande ville  turque) un jeune turque ayant etudie 2 ans aux Etats-unis nous aide a trouver l arrêt  de bus pour nous rendre a Karataş.
Nous passons deux nuits dans cette petite station balnéaire qui ressemble plus a une petite ville de pêcheur tranquille. qui reçoît son "petit" flot de touristes principalement en été (surtout des Allemands). On est loin de l'ambiance d'Antalya.
Nous nous reposons donc dans cet endroit sous une meteo quelque peu maussade.
Programme: match de foot dans un bar avec quelques rasades d Efes (plus grande marque de biere turque), rencontre d un gars qui parle anglais (c'est rare !) et qui travaille pres d'Antalya dans un bar a touristes.

Publié à 10:53, le 9/02/2009, Adana
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Bon anniversaire

BON ANNIVERSAIRE A MON GAND PERE GILBERT QUI FETE SES 85 ANS !!!!!!



Publié à 08:33, le 5/02/2009, Parc national de Göreme et sites rupestres de Capp
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Trek en Cappadoce

Halte en Cappadoce du 03 au 07 fevrier 2009.
Randonnees pedestres dans les differentes vallees (Zelle valley, love valley, descent valley, pigeon valley, ...) de la Cappadoce aux alentours de Göreme, capitale touristique de la Cappadoce. Visite d une cite souterraine.
Beaucoup de tours sont proposes aux touristes mais les arrets sur les differents sites sont tellements courts qu ils ne permettent pas de bien profiter des endroits. Nous avons donc prefere visiter la Cappadoce hors des entiers battus.
Nous avons loge dans une guesthouse a Göreme (Dora pansyion) tenu par un Kurde (qui ne tient pas trop l alcool :-) C est un endroit sympathique ou nous avons croise pas mal de touristes (koreen, bresilien, autraliens. americain, etudiantes belges d erasmus). On commence a rencontrer des voyageurs au long court qui voyagent dans le Moyen Orient (Egypte, Jordanie, Liban, Syrie, İran, ...).


La meteo a ete encore de notre côte.
J ai ete une apres-midi a Ushishar pres de Göreme (beaucoup moins touristique) et j ai pu en profiter pour prendre quelques cliches de personnes (ils me le demandaient et me passaient leur adresse pour leur renvoyer par la poste) et filmer un petit match de football improvise dans une petite rue de la ville.
Apres cet intermede a Göreme, nous avons decide de prendre les sacs et de partir pour Gülşehir (a 25 km de la ) a pied. Nous avons un peu galere: nous avons suivi la route (petite departementale peu frequente) puis d emprunter un chemin de terre. Ce chemin longeait un fleuve mais du mauvais côte (aucune habitation pendant des kilometres et des kilometres). Nous avons neanmoins continue en esperant trouver un pont reliant l autre rive. Nous avons enfin croise un homme avce son fils en voiture mais qui ne parlait pas un mot d anglais. Nous avons cru comprendre qu il y avait un pont un peu plus loin. Mais rien du tout finalement. Le temps passait... Enfin quatre hommes en voiture nous ont croise. İls avaient l air etonne de nous voir ici. İls ont tout fait pour nous aider et nous ont enmene a côte de leur village pour nous deposer a 7 kilometres de Gülsehir. Nous avons finalement camper sous un habitat troglodyte (comme il y en a beaucoup en Cappadoce) mais pas tres loin de la route (pas genial pour dormir...). Donc premier essai de campement et erreurs de debutants. On doit s ameliorer a l avenir...



Publié à 11:19, le 3/02/2009, Parc national de Göreme et sites rupestres de Capp
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