aventures nomades | |
XinJiang
Du 14/05 au 06/06 Apres ces folles aventures en terre kirghize, nous voila au passage frontalier chinois. Encore de la paperasse. Mais petit detail avant les multiples controles administratifs: il faut monter le col d'Irkeshtam a bord d'une Niva avec d'horribles suspensions. Ca va remuer ! Il nous faudra bien une dizaine d'heures pour arriver au poste frontiere chinois en passant par une “route”, plutot un chemin archi accidente ou des gros camions kirghizes/chinois s'enlisent pour acheminer leurs marchandises. Certains tombent en panne et peinent terriblement sur cet itineraire au décor d'un no man's land sans trace de vie humaine, vegetale ou animale. Un milieu 100% mineral en haute altitude ou des agents de police kirghizes attendent interminablement le passage de quelques compagnies humaines. Enfin passes la frontiere, apres le controle de la temperature corporelle (pour cause de grippe porcine) qui affiche un 34 degre “habituel”, on arrive a un autre poste de frontiere. On apprend qu'on est oblige de patienter jusqu'a l'heure de reouverture reglee sur l'heure de Pekin, a plus de 4000 km d'ici! Toute la Chine vit sur l'heure de la capitale.
En ce qui conecerne la matos vole, on projette de se le faire expedier a Urumqi via DHL. Ca reste une idee... En chemin pour Kashgar, etape obligatoire pour les voyageurs se rendant en Chine par cette route, les paysages sont magnifiques. Partout des montagnes rocheuses aux couleurs rouges, roses ou se promenent une foule de chameaux. Kashgar, en bordure du desert du Taklamakan, est une ville celebre de la route de la soie. Il y a plein de voyageurs, soit continuant vers la Karakoram Highway au Pakistan, soit en destination du Kirghizstan (Aïe! Aïe!), soit commencant leur voyage en Chine. On s'installe d'abord dans une charmante guesthouse au coeur de la vieille ville ouïghoure avec une cour interieure et tenue par deux chinois tres sympathiques. Trop beau, non? Eh oui, la police vient quelques jours apres pour obliger tous les touristes etrangers de demenager et d'aller dans un autre hotel sans aucun charme. Depuis l'epidemie du SRAS en Chine, le pays reste extremement vigilent.
A Kashgar, la vieille ville ouïghoure est progressivement detruite pour etre ensuite totalement reconstruite. Les chinois ont le bon gout pour construire des quartiers aux allures de parc d'attraction. On trouve encore des rues et des petits quartiers entierement ouïghoures ou l'on peut se balader independemment. La ville a l'air bien surveillee par la police qui ne cesse de patrouiller dans la ville Le reste de la ville ressemble aux autres villes chinoises avec ses gros neons de toutes les couleurs le long des grands boulevards. Les chinois Han tiennent l'essentiel des commerces et travaillent au sein de toutes les administrations. Ils controlent bien leur territoire. Mais ce probleme a l'air d'etre un peu etouffe par le conflit tibetain bien plus mediatique. La religion musulmane, religion des Ouighoures, est “autorisee” mais avec quelques restrictions quand meme commme l'interdiction des appels a la priere.
Suite de l'affaire kirghize: L'avocat kirghize, Nurbek, nous annonce la note salee de DHL : 450$US pour acheminer les appareils de Bishkek a Urumqi. Nouveau debat pour decider entre DHL ou la solution (moins chere) de le confier a des touristes traversant la frontiere chinoise au Kirghizstan et allant a Kashgar. Finalement, on opte pour la deuxieme solution. Patience, patience, patience,... On doit tenir bon! On y arrive enfin apres une dizaine de jours passes a Kashgar. Un couple de touristes allemands sont censes arriver le 28 mai a Kashgar, le dernier jour de l'ouverture de la frontiere, qui est fermee le lendemain. Vacances chinoises obligent. On a eu chaud. Victoire !! On les recupere le lendemain. On a du mal a y croire. C'est presque surnaturel. On peut enfin continuer notre chemin vers Hong Kong. On doit y etre avant le 14 juin, date d'expiration du visa chinois. Ca va etre plutot rapide vu que HK est a environ 4000 km de la. Des heures de transport en perspective... Notre plan de route: suivre la route meridionale du Taklamakan en passant par Yarkand, Hotan puis traversee du desert jusqu'a Kuche. La traversee des dunes de sable du desert du Taklamakan en bus dure six heures via une route recente reliant les villes de Hotan et de Aksu. On brule sous le soleil dans la depression de Turfan situee a -150m en-dessous le niveau de la mer. Et. maintenant cap vers les dunes de Dunhuang.
Publié à 12:04, le 14/05/2009, Xinjiang Uygur Zizhiqu Mots clefs : { Page précédente } { Page 1 sur 25 } { Page suivante } |
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